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Présentation

Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quel que soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


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Mercredi 3 septembre 2008

Pitié pour la nation dont l'homme d'état est un renard, le philosophe un bateleur et l'art un art du rafistolage et de contrefaçon. (Khalil Gibran)

- Publié dans : Citations - Communauté : Diaspora Zorange
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Mercredi 3 septembre 2008

« S’il sourit un peu plus, les deux extrémités de sa bouche vont se rejoindre par-derrière… et alors que deviendra sa tête ? J’ai bien peur qu’elle tombe. » (Paul Eluard et André Breton)

 

Souriez, souriez ! nous exhorte-t-on à l’envi. J’ai bien peur que cela ne soit dangereux. N’est-ce pas par leurs sourires hypocrites plaqués comme un masque sur leurs jolis minois que certaines élues (cubrations) perdent des élections ! (Ça c’est de moi (alias : je, personnellement) et de mon fidèle associé, M. Ego. (centriste)

 

- Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Diaspora Zorange
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Mardi 2 septembre 2008

L’autre matin, j’ai rencontré une fourmi parlante. Elle vaquait tranquillement sur le clavier de mon ordinateur à la recherche de quelques miettes de gâteau tombées là à cause de ma négligence sinon de ma gourmandise. Elle faillit se trouver coincée entre mon index gauche et la touche T. Sa voix fluette me parvint aux oreilles comme le gazouillis d’une perceronelle des forêts d’Altaïr. Dieu merci j’ai l’oreille fine et une inappétence récente pour les bredouilleries publicitaires et politico-démagogiques des robinets radiophoniques qui m’impose un silence des plus réconfortants.

 

Le doigt suspendu in extremis au-dessus de cette petite créature comme un marteau-pilon de Damoclès, je m’excusai du drame tout juste évité. Sa petite tête dressée vers moi, elle me demanda de ne pas hurler comme un damné précisant en haussant le ton qu’elle avait les antennes sensibles et que le déferlement de décibels de mon chuchotement (je ne voulais pas réveiller le chat) lui causerait sous peu de remarquables migraines si je ne baissais pas d’un ton. Je lui en accordais deux, réalisant soudain que le fait de penser très fort suffisait à lui communiquer le fond de mes paroles. Cependant, le contraire étant tout aussi inconfortable, je lui confectionnai rapidement un petit porte-voix dans une feuille de papier de riz.

 

Elle se présenta comme : « Fourmi, ouvrière de première classe, matricule 12580 F ». Je déclinai mon identité : « homo numéricus tendance Internet ».

 

C’est ainsi que nous pûmes bavarder quelques instants de la pluie et du beau temps, de tout et de rien, du temps qui passe ou du taon qui trépasse. Puis elle me demanda à brûle-pourpoint et coq à l’âne : « Mais qu’est-ce donc qu’un Terrenette ? » Je le lui expliquai en deux ou trois mots suivis d’une apostille verbale dont je ne fus pas peu fier. Je vis bien, malgré ses hochements de tête entendus, qu’elle ne comprenait rien à mon charabia et elle me répondit pour terminer que je ne racontais que des calembredaines et qu’une telle entité ne pouvait exister. Malgré cela, nous nous quittâmes sur de réciproques paroles de bienveillance.

 

Quelques jours plus tard, je fis la connaissance d’un homme un peu laborieux, un bibliothécaire qui, par un travail de fourmi, s’efforçait de mener à bien le classement exhaustif de vieux manuscrits et palimpsestes. L’un de ceux-ci l’ayant particulièrement interpellé, il me demanda brusquement : « Qu’est-ce que Dieu ? »

 

Interloqué, et je ne vous le cache pas, légèrement décontenancé, je lui répondit de la manière suivante : « Tentez d’expliquer à une fourmi ce qu’est Internet et multipliez le concept par un milliard, et vous n’aurez qu’une infinitésimale approche du Divin. »

 

Je vis bien, malgré ses hochements de tête entendus qu’il ne comprenait rien à mon sabir, mais quelle idée aussi de poser de pareilles questions.

 

- Publié dans : Texte intégral - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 2 septembre 2008

Le Patron hocha la tête. L’idée était bonne quoique dangereuse. La terre ne pouvait se passer de la course sélénite et il  ne doutait pas que Séléné ne se satisferait pas de cette demi-mesure. Elle freinerait des quatre fers. Une question d’équilibre se posait et le Grand Architecte n’envisageait pas de refaire tous ses calculs. Quant à son monde virtuel, ce n’était pas pour tout de suite. Il lui fallait encore procéder à de nombreuses mises au point. Cependant, l’expérience pourrait se révéler profitable au succès du projet.

 

Il se décida pour un compromis. Mit immédiatement en branle la procédure.

 

Plus bas, Charmelune s’endormit en serrant Morency dans ses bras, comme un doudou. Depuis il rêve d’une infinie nuit d’amour avec sa bien-aimée.

 

Quant à Séléné, il était évident qu’elle ne pouvait plus danser autour du monde pour des raisons aussi bien physiologique que psychologique. Elle n’aspirait qu’à rejoindre son bellâtre et ses pieds la faisaient souffrir au-delà de toute mesure. Il était urgent de lui accorder un congé exceptionnel. On décida donc de lui procurer une doublure en la personne de dame Jeanne, une virago joufflue au teint blafard et à la peau grêlée. La mégère occupait préalablement le poste de dame pipi du purgatoire aussi perçut-elle l’opération comme une promotion inattendue. Personne ne s’aventurerait à tomber amoureux d’un tel laideron, songea le Grand Architecte en lui remettant son nouveau contrat de travail.

 

Séléné ne réclama que le privilège de veiller sur le sommeil de son galant jusqu’au jour du jugement dernier. L’Architecte lui concéda ce droit à la condition exprès qu’elle se consacrât à l’entretien de son jardin. L’affaire fut conclue.

 

Mais, et la chèvre dans tout ça ? Ne vous inquiétez pas ! Elle gambade dans une immense cerisaie onirique où folâtrent papillons et cicindèles et, lorsqu’elle est rassasiée, se blottit contre le flanc de son maître pour digérer.

 

Depuis, les siècles ont passé. Peu à peu la nature a repris ces droits. Les vents ont recouvert le géant et la chèvre d’un linceul végétal. Un beau matin, une jeune pucelle à la démarche de moineau s’est établie au pied de la colline de Charmelune, juste à la lisière de la cerisaie. Bientôt un vieux moine gourmand est venu lui tenir compagnie. D’autres les ont rejoint et ont fondé le village de Montmorence. On raconte que le bois de la futaie est de premier choix pour la confection des violons et guitares et parfois, à la nouvelle lune, la colline semble respirait et les alizés colportent au loin comme un accord mineur. (extrait de : Chroniques de Charmelune, receuil en quête d'éditeur)

- Publié dans : Roman (extrait) - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 2 septembre 2008

« Doucement, doucement ! Que vos âmes soient paisibles, et que les forts d’entre vous aient soucis des faibles ! »

Khotbat al-wadâ’, Discours de l’adieu (Muhammad, swd).

- Publié dans : Citations - Communauté : Diaspora Zorange
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