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Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quel que soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 01 2008 18:43

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L’épanode est un leitmotiv qui se prête à l’exploitation comique, rhétorique ou lyrique par son caractère obsessionnel et répétitif. Procédé moliéresque par excellence.

Ainsi, lorsque vous épluchez votre courrier et que vous dites : Edf, une facture. GDF, une facture. France Télécom, une facture. Internet, une facture. Défaut de stationnement, une facture… (ad libitum) sans le savoir vous faites un épanode.

- Publié dans : Trucs et techniques
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 01 2008 10:50
L’homme empestait l’alcool. Ses cheveux gras coiffés en arrière et sa moustache brune sur son visage rougeaud et boursouflé lui donnait un air d’hidalgo déchu. Un pan de chemise jaune canari dégringolait sur un mauvais froc de velours vert. Une cravate violette tirebouchonnait sous son cou de poulet.
Il trimbalait avec lui une méchante guitare constellée de décalcomanies vulgaires. Un gros élastique entortillé autour du manche faisait office de capodastre. De sa voix grasseyante, il expliquait, avec un large sourire édenté, qu’il venait de loin, là-bas, dans la montagne. Il racontait, égrillard, qu’une lolita à peine pubère l’attendait avec impatience dans un lit accueillant.
Il affirmé avoir voyagé longtemps, dix jours sans sommeil, marchant sans relâche. C’est promis, il dormira lorsqu’il sera de retour chez lui. En attendant est-il possible de boire quelque chose de gazeux, demanda-t-il. Du champagne ou du mousseux.
— Vous n’avez pas, alors donnez-moi un coca. Ce sera parfait !
Il raconta qu’il avait des problèmes dans l’œsophage, comme des trous qui réagissaient à l’acidité. Avant, il pouvait boire facilement deux ou trois litres d’eau de vie sans ressentir l’ivresse. Pas de cidre, par contre. Ça ne glisse pas bien là, le cidre – du bout du doigt, il se tapote le sternum – c’est acide aussi. Le vin, par contre, ça va. Avec du sucre, ça descend encore mieux. Des problèmes d’alcool ? Bien sur que non.
— Qu’est-ce qui peut bien vous faire penser ça ?
Il fallait tendre l’oreille pour entendre les mots qui se faufilaient entre deux chicots. Il déblatérait qu’il gagnait des fortunes en jouant de la musique pour des étudiants ; oui môsieur ! Uniquement les étudiants. D’ailleurs, il devait filer. Un concert devant cent milles personnes, le lendemain. Où ça ? Oh ! Là-bas…
Il désignait un endroit hypothétique, bien loin de l’autre côté de l’horizon.
Il posa la canette de coca sur la table et à brûle-pourpoint demanda les toilettes. Il nous fit la confidence suivante : sa queue était comme son œsophage, constellée de petit trous, comme victime d’une salve de grenaille.
— J’ai du plomb dans l’aine !
Un mari jaloux ou un chasseur maladroit, allez savoir. Il ne s’en souvenait plus.
Au retour des toilettes, il expliqua qu’il urinait par petites salves, comme sous l’effet d’un bégaiement de vessie. Il précisa qu’une tâche rouge avait attiré son attention. Pour mieux voir, il s’était penché en avant, au risque de basculer dans la lunette des w.c. Dehors, c’était l’hiver et pourtant, une coccinelle arpentait le verre dépoli de la lucarne. Un signe sans aucun doute.
 
Comme je m’enquerrais de son lieu de résidence, en attendant de retourner dans la montagne, il me répondit avec force simagrées :
— L’Amicale des gardes-malades.
Qu’est-ce que ça cachait ? Une société secrète ? Une association de malfaiteurs ? Un délire éthylique ?
Il prit congé brutalement. Sans dire au revoir, il agrippa sa guitare déglinguée et disparut dans le froid.
 
 
- Publié dans : Texte intégral
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 01 2008 19:37

Jean Sébastien était un dévot d'une rare ferveur. Pour lui, la prière était une arme dont il fallait user à tout propos. Un jour qu'il était harcelé par un moustique, il tomba à genoux et implora sans retenue le Seigneur ; exigeant d'une voix forte un signe. Immédiatement !

Bientôt, une douce chaleur l'envahit. Alléluia ! Mais sa joie fut de courte durée. L’ineffable tiédeur se mua en embrasement. Il mourut dans d'atroces souffrances.

A l'autopsie, le légiste découvrit une forte concentration de citronnelle dans son sang. 

Sur sa stèle on rédigea l'épitaphe suivante : «  Tu n'imploreras pas ton Seigneur en vain. »

- Publié dans : Texte intégral
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 01 2008 10:49

Ce sont de petits animaux/esprits qui ne demandent qu'à venir au monde. Alors, elles cherchent par-ci par-là une plume alerte, un pinceau agile, un archet véloce ; un esprit prêt à les accoucher sur le grand livre du monde. Vous ne trouvez pas les idées, ce sont elles qui vous trouvent

Par Bruno Michard - Publié dans : Graphomanie borderline
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 01 2008 23:38

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Qu'est-ce que cela évoque pour vous ?
L'oeil du chat de l'autre côté de la portière
ou 
le vent sous la lune un soir de mai ?

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Par Bruno Michard - Publié dans : Graphomanie borderline
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