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Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quel que soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 18:07

Va, reste calme au milieu du bruit et de l'impatience et souviens-toi de la paix qui découle du silence.

Si tu le peux, mais sans renoncement, sois en bons termes avec tout le monde ; dis ce que tu penses, clairement, simplement; et écoute les autres, même les sots et les ignorants, car eux aussi ont quelque chose à dire.

 

Évite les gens grossiers et violents car ils ne sont que tourments pour l'esprit. Si tu te compares aux autres tu pourras devenir vaniteux ou amer ; mais sache qu'ici-bas, il y aura toujours quelqu'un de plus grand ou de plus petit que toi.

 

Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire. Aime ton métier, même s'il est humble ; c'est un bien précieux en notre époque troublée. Sois prudent dans le monde des affaires, car on pourrait te jouer de vilains tours. Mais que ceci ne te rende pas aveugle ; bien des gens luttent pour un idéal et partout sur la terre on meurt pour ce que l'on croit.

 

Sois toi-même, surtout dans tes affections. Fuis le cynisme en amour car il est un signe de sécheresse du cœur et de désenchantement.

 

Que l'âge t'apporte la sagesse et te donne la joie d'avoir des jeunes autour de toi. Sois fort pour faire face aux malheurs de la vie ; mais ne te détruis pas avec ton imagination ; bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude. Et, malgré la discipline que tu t'imposes, sois bon envers toi-même.

 

Tu es un enfant de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles et tu as le droit d'être ici ; et même si cela n'est pas clair en toi, tu dois être sûr que tout se passe dans l'univers comme c'est écrit. Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu quelle que soit en toi son image, et à travers ton travail et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie, sois en paix avec ton âme.

 

Dis-toi qu'en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés, le monde est tout de même merveilleux. Sois prudent. Et tâche d'être heureux.

 

 (Traduction d'un texte gravé sur l'église Saint-Paul de Baltimore.)

- Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Diaspora Zorange
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 19:56

C’est en mâchonnant un capuchon de stylo que le lieutenant Pierre Outreau pénétra sur la scène du crime. Une manière comme une autre d’essayer d’arrêter de fumer. Il fourra le capuchon de stylo mordillé dans sa poche et se moucha violemment dans son mouchoir de soie. Toujours des mouchoirs de soie, jamais de ces daubes en papier. On a sa dignité.

Dans le couloir d’entrée de la maison, un policier en tenue tentait de rassurer la propriétaire. Une grosse dinde frisottée aux bigoudis qui tordait sa bouche molle en marmonnant des imprécations et qui entortillait ses mains au risque de se briser un doigt.

Outreau se promettait de l’interroger dès qu’il aurait jeté un coup d’œil sur le carnage.

Vision panoramique du décor. Une chambre de vingt mètres carré environ dont les murs se souvenait de la présence passée d’anciens tableaux désormais disparus. Une cheminée surmontée d’un vaste miroir serti dans un cadre surchargé repeint à la peinture dorée. Une armoire espagnole pesant probablement le poids d’un hippopotame. Par terre, adossé contre l’armoire un gros ours en pluche blanc. Le lit ? Une horreur à baldaquin recouvert d’un édredon superposé de deux cadavres nus et enchevêtrés sur lesquels on avait parsemé de grosses brindilles. A droite de ce catafalque de fortune, un type plutôt bien de sa personne, costume impeccable, menton soutenu par le pouce et l’index d’une main soigneusement manucurée. Droit comme un i à part la tête légèrement penchée de côté, le légiste réfléchissait à quelque obscur remaniement d’idées.

J’oubliais ! La pénombre, partout. Sauf le mince rai de lumière qui filtrait à travers les volets entrebâillés et qui venait se poser délicatement sur le pied du cadavre du dessous.

Outreau s’impatienta. Il demanda pourquoi l’on n’ouvrait pas les contrevents. On y verrait plus clair. L’index et le pouce de la main soigneusement manucurée quittèrent le menton qu’ils soutenaient pour se rassembler en une main tendue vers le lieutenant.

— Docteur Giletiers ! Comment allez-vous ? demanda Outreau.

— Ma foi, je vais beaucoup mieux que ces deux quidams. Vous avez remarqué ?

— Quoi ? Les brindilles ? Curieux en effet. Meurtre rituel ?

Le flic ouvrit les volets. Le soleil illumina la chambre. Comme une rivière d’or se déversant sur la fange de l’humanité. Les trois hommes purent alors admirer tout à loisir les corps violacés des deux hommes et ce qui faisait précisément la spécificité de la scène du crime. Le docteur hocha la tête d’un air entendu. Le lieutenant Outreau se mordilla la lèvre inférieure en faisant de petits claquements de langue vraiment très agaçants. Le planton bredouilla quelques vagues paroles d’excuses à on ne sait qui. La propriétaire qui venait enfin de se calmer se remit à pleurnicher de plus belle. Mais elle, il était manifeste qu’elle ne comprenait pas vraiment ce qu’elle voyait.

Les deux corps avaient été disposés comme pour former un grossier pentacle. Les corps paraissaient avoir été sauvagement flagellés. Certaines parties présentaient d’impressionnantes boursouflures rougeâtres. Le ou les meurtriers leur avaient coupé les mains (on les retrouva pas) et les brindilles s’avéraient être une multitude de criquets morts. Il y en avait jusque sur le tapis. À part ça, tout allait pour le mieux.

Le docteur Giletiers interrogea des yeux le lieutenant Outreau qui s’empressa de consulter le planton qui lui, crut bon de reporter son attention sur la propriétaire frisottée et larmoyante.

— Bien ! fit Outreau. Il semblerait que nous ayons à faire à un de ces crimes un peu spéciaux, n’est-ce pas docteur.

— Je souscris, lieutenant, je souscris. Hum ! Ne serait-il pas possible de faire sortir cette dame. J’aime travailler dans le calme.

 

La dame dans sa cuisine préparait du café. Elle séchait ses larmes avec du Sopalin en reniflant d’abondance.

Outreau venait de prendre place sur une chaise de Formica, de poser ses coudes sur la table de Formica et son regard sur le buffet… de Formica. Il se demanda un instant si la femme portait des dessous de cette matière. Malgré ses larmes, quelque chose de glacé se dégageait de sa personne. De temps en temps, elle jetait de petits coups d’œil vers un miroir sur laquelle était reproduit un portrait approximatif de Claude François tenant dans ses bras un caniche blanc. La dame s’en remettait ainsi à son dieu tutélaire qui ne semblait guère lui communiquer le moindre réconfort.

Un bruit incessant de piétinement sur le plancher faisait tremblait la maison. L’équipe scientifique se mettait au travail. 

— Vous dites que vous avez loué l’appartement depuis deux mois.

La propriétaire acquiesça silencieusement en tamponnant ses yeux gonflés.

Outreau consulta ses notes. Jean Durand et Michel Duval. Ça empestait le faux nom à plein nez. Prêt à parier que cette souris ne déclare pas ses locations, songea-t-il en se demandant s’il ne devrait pas en griller une petite.

— Écoutez madame. Je me fiche bien que vous déclariez ou non tout vos revenus. Je ne suis pas de la brigade financière. Je souhaiterais seulement que vous me parliez un peu de ces deux individus. Saviez-vous ce qu’ils étaient venus faire à Moissac ?

— Ils ont dit comme ça qu’ils étaient étudiants en art médiéval. Qu’ils étaient là pour observer les sculptures de l’abbatial ou je ne sais quoi. Ils m’ont payé trois mois de loyer d’avance. J’ai une petite retraite vous savez. Et ils venaient de la part de mon beau-frère qui vit à Toulouse. Vous le connaissez sans doute. Il tient le restaurant Aux deux hirondelles, près du Capitole.

Nous voilà bien avancer avec ça.

— La traction à chenillettes garée dans la cour leur appartenait, je suppose.

Il supposait bien. D’ailleurs, il n’imaginait vraiment pas cette dinde amoureuse d’un chanteur mort conduire autre chose qu’un caddy de supermarché. Il faudra fouiller le véhicule. Peut-être y trouvera-t-on ce que ces deux lascars trafiquaient dans le coin.

 

 

 

- Publié dans : Roman (extrait) - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /2008 13:38

C’est incroyable, aujourd’hui, je ne suis en colère contre personne ; du coup ça me fout en rogne. Alors je réfléchis, (c’est très douloureux vous savez, c’est pour ça que très peu de gens s’adonnent à ce pénible exercice.) Je cogite, je tapote des doigts sur une invisible machine à écrire, installé assez confortablement près du téléphone, mais rien de vient. Je sens monter la pression, je consulte mes mails, rien ; ou alors des messages d’amis, des conneries comme ça quoi. Je vérifie que le téléphone est bien raccroché… Oui, tout est branché ici, sauf moi, mais ai-je l’air de quelqu’un qui se préoccupe de la mode ? J’ai même pas la télé, c’est dire. Et là, ça y est, la rage monte en puissance, c’est Motörhead en concert dans mon cerveau reptilien. Le pape est en France et même pas un coup de téléphone pour me demander des nouvelles de mon poisson rouge. Ainsi, c’est donc vrai, je ne suis pas le nombril du monde. J’aurais mis du temps à le comprendre, et ça me donne envie de tout casser et de continuer à me saper comme l’as de pique !

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Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /2008 19:07

Lorsque vous remerciez la nature au lieu de remercier Dieu, c’est comme si vous félicitiez le marbre au lieu du sculpteur.  (c'est de moi ça et de M. Ego)

- Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Diaspora Zorange
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 13:56

Le visage boursouflé par le mauvais vin et la bière éventée, Arlette arpentait la cité de son pas mal assuré. Elle connaissait l’ensemble des faubourgs populaires comme le fond de cette besace qu’elle portait sous le bras, rapiécée et reprisée jusqu’à l’extrême. Elle ne s’aventurait jamais dans les quartiers huppés. Là-bas, impossible d’aborder les gens. Le passant riche ou pauvre, à sa vue et inexorablement, changeait de trottoir même lorsqu’il n’y en avait pas, quitte à s’embourber dans d’improbables tourbières urbaines.

 

Arlette, lorsqu’elle vous alpaguait, proclamait d’abracadabrantes péripéties de toiture subtilisé par hélicoptère, de chaussures autonomes, de digestion laborieuse et de transit subjugué de querelles intestines. Elle vous crochetait d’une serre d’aigle cacochyme, vous soufflant son haleine fétide en plein visage, postillonnant de juteux postillons sur vos lèvres comme une multitudes d’écœurants baisers de mouches.

 

C’est à cette instant, qu’à l’instar du crapaud, elle se métamorphosait sous vos yeux en une femme ravissante sentant le pain d’épice corsé d’une légère pointe de curcuma. Elle plongeait ses yeux vairons dans les vôtres et, que vous soyez fille ou garçon, vous ressentiez un désir inexprimable déferler en vous comme un tsunami érotique. Vous l’embrassiez !

 

Ce n’est que quelques heures plus tard que vous repreniez conscience, une minable besace sous le coude, une haleine d’ivrogne dans la bouche, rêvant de toitures arrachées et de souliers indépendants. Vos tripes vous arrachait des grincements de dents et votre estomac des éructations pestilentielles.

 

Il ne vous restait plus qu’à trouver une proie.

Par Bruno Michard - Publié dans : Texte intégral - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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